Jaco van Dormael : Le tout nouveau testament

Ce que le synopsis nous dit :
Dieu existe. Il habite à Bruxelles. Il est odieux avec sa femme et sa fille. On a beaucoup parlé de son fils, mais très peu de sa fille. Sa fille c’est moi. Je m’appelle Ea et j’ai dix ans. Pour me venger j’ai balancé par SMS les dates de décès de tout le monde…

Ce que j’en pense :
Que sont loin la colorimétrie et la luminosité de Mr. Nobody, que Jaco van Dormal a ici laissé de côté en faveur d’une image plus contrastée, plus sombre. On se croirait presque dans un film de Jean-Pierre Jeunet. A été conservé un certain amour de la vie, des gens, au-delà des blessures et de la tristesse. Des métaphores inattendues et magnifiques, des messages de tolérance et une certaine forme d’espoir, mais la perfection n’est pas envisageable. Même dans les situations de bonheur, le glauque semble caché dans un coin, prêt à resurgir à tout instant. A l’heure où le cinéma ne cesse de sublimer, même les plus beaux paysages apparaissent ici ternes. Je ne suis pas certaine de l’intention réelle du réalisateur mais, contrairement à son précédent long métrage, je ne qualifierais pas Le tout nouveau testament de feel good movie. Dommage, car la matière y était, seulement je n’ai pas été plus emballée que ça. J’ai tout de même passé un bon moment, j’ai été surprise, j’ai apprécié les références, j’ai souris, j’ai froncé les sourcils.

Conclusion :
Un moment de cinéma original mais pas à la hauteur de mes attentes.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
la fraternité
la tolérance
les broderies
les canoës


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