Hitonari Tsuji : L’arbre du voyageur

Ce qu’en dit l’éditeur :
Peu après son entrée en primaire, il avait tranquillement quitté la maison. « L’école, ça ne lui a jamais beaucoup plu », disait ma mère avec un sourire fataliste. Mon frère était donc parti sur un coup de tête, sans que rien laissât deviner cette intention. Ces escapades se renouvelèrent. Parfois il ne rentrait pas de toute une journée, voire deux. « 
Mais, devenu adulte, Yûji finit par disparaître pour de bon, sans plus jamais donner de nouvelles. Dix ans plus tard, son jeune frère décide de partir à sa recherche. Au cours de ce qui va vite faire figure de quête initiatique à travers les lieux cultes d’un Tokyo ultra-branché, il va découvrir tous les dangers qui guettent le  » voyageur  » égaré dans le monde moderne : la violence, la drogue, les sectes…
L’étrange personnalité de Yûji, qui inspire à la fois répulsion et bizarre sympathie, se révèle peu à peu, pour se dérober ensuite – jusqu’au coup de théâtre final.

Ce que j’en pense :
Je ne dirais pas que je n’ai pas aimé ce livre, mais que j’ai bien l’impression d’être passée à côté de quelque chose. Il est probable que certains détails m’aient échappés, ou tout simplement que je ne sois pas équipée pour comprendre le fond de la pensée de cet auteur. Quoi qu’il en soit, la quatrième de couverture n’est pas représentative du contenu du bouquin.
Très typique des écritures et sujets abordés par certains auteur japonais (des personnages qui se sentent « vides » à un moment de leur existence et cherchent un nouveau sens a leur vie, le thème de la mort y étant très souvent lié), cette lecture est agréable sans être très originale. Hormis suivre les pensées du héros, elle permet également au lecteur de l’accompagner dans les rues de Tokyo (ville où il fait toujours bon se promener, à mon humble avis).
Mais il manque le fin mot de l’histoire. Là encore un épilogue en pointillé est assez courant chez les nippons – logique, puisque la vie continue – mais ici on frôle carrément la frustration. Y avait-il vraiment une réponse à l’énigme posée ? Je suppose que chacun est libre d’en décider.

Conclusion :
Pas tout à fait déplaisant, mais pas indispensable non plus.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– les tours
– les restaurants
– les indices

2 Comments

  1. De cet auteur, j'ai lu le bouddha blanc, la lumière du détroit, et Dahlia. Je viens de lire ton article, parce que j'ai envie de lire ce roman, je suis d'accord avec toi il doit nous manquer des éléments pour comprendre certains détails. Il me semble que pour cet auteur le thème de la mort est omniprésent. J'aime beaucoup les romans de Hitonari Tsuji ils sont très exotiques !

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