Hiromasa Yonebayashi : Arrietty le petit monde des chapardeurs (Karigurashi no Arriett)

Ce que le synopsis nous en dit :
Dans la banlieue de Tokyo, sous le plancher d’une vieille maison perdue au cœur d’un immense jardin, la minuscule Arrietty vit en secret avec sa famille. Ce sont des Chapardeurs.
Arrietty connaît les règles : on n’emprunte que ce dont on a besoin, en tellement petite quantité que les habitants de la maison ne s’en aperçoivent pas. Plus important encore, on se méfie du chat, des rats, et interdiction absolue d’être vus par les humains sous peine d’être obligés de déménager et de perdre cet univers miniature fascinant fait d’objets détournés.
Arrietty sait tout cela. Pourtant, lorsqu’un jeune garçon, Sho, arrive à la maison pour se reposer avant une grave opération, elle sent que tout sera différent. Entre la jeune fille et celui qu’elle voit comme un géant, commence une aventure et une amitié que personne ne pourra oublier…


Ce que j’en pense :

Il semble que la réputation des studios Ghibli joue parfois en sa défaveur. Car finalement, non, tout ce qui en sort n’est pas excellent, comme par exemple Arietty.
Concernant l’histoire, copie conforme d’un épisode des mini-pouces, elle peut être appréciable mais ne surprendra personne. Elle est d’ailleurs moins bien qu’un épisode des mini-pouces. Car les 1h34 que durent le film n’auront pas suffit à développer les personnages, ni les liens sensés s’installer entre eux. Tout reste très superficiel, comme s’il s’agissait d’une trop longue bande-annonce. Les réactions des uns et des autres sont donc soient trop prévisibles, soit juste débiles. La fin en particulier est très mauvaise. Après la mode des happy-endind, a suivi celle des bad-ending. Nous entrons dans l’ère de « pas de fin et débrouillez-vous ». Et la morale dans tout ça ? Car toutes ces absurdités auraient pu se justifier par la volonté de faire passer un message fort. Pour ma part, j’aurais seulement retenu : ne déroge pas à la tradition, aussi peu en phase avec l’époque soit-elle. Un conte d’Andersen aurait été plus instructif.
Pour ce qui est du visuel et de l’ambiance sonore par contre, rien à redire. De ce côté, Hiromasa Yonebayashi sauve les meubles, notamment par le choix de l’étonnante Cécile Corbel pour la bande originale. Les textures et les dessins sont soyeux, et colorés, les éléments « naturels » vraiment beaux. Mais cela a t-il vraiment à voir avec le talent du réalisateur ?

Conclusion :
Joli mais décevant. On se consolera en écoutant la bande sonore.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
– le sucre
– le thé
– l’alpinisme
– les maisons de poupée

3 Comments

  1. Si je comprends bien, la réalisation en dehors de la poigne de Miyazaki des studios Ghibli ne paye pas de mine.

    C'est bien dommage. Je voulais allez le voir mais n'es pas pu, et une connaissance m'en a au contraire dit le plus grand bien. Précisant qu'il le reverrai sur grand écran avec plaisir.

    En gros, à voir pour savoir ce qu'il en est ^^

  2. Hehe, j'attendais ton commentaire.
    Oui, c'est exactement ça. Sélès aussi a été très déçue je crois.
    Je ne trouve vraiment pas d'intérêt à revoir ce film, encore moins sur grand écran. A voir plutôt sur petit format, histoire de compléter sa culture "studios Ghibli"..

  3. Tu me diras, maintenant que j'y pense, je n'ai pas vu les films non réalisé par le maître. Non de mon fait, mais le plus souvent les autres ne m'attire pas vraiment (bien que je ne fasse pas plus attention que cela au nom du réalisateur).

    J'attendrais de le voir à moindre cout à la maison alors.

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