Herbert George Wells : La machine à explorer le temps

Ce que l’éditeur nous dit :
Je vis des arbres croître et changer comme des bouffées de vapeur ; tantôt roux, tantôt verts ; ils croissaient, s’étendaient, se brisaient et disparaissaient. Je vis d’immenses édifices s’élever, vagues et splendides, et passer comme des rêves. Toute la surface de la terre semblait changée – ondoyant et s’évanouissant sous mes yeux. Les petites aiguilles, sur les cadrans qui enregistraient ma vitesse, couraient de plus en plus vite. Bientôt je remarquai que le cercle lumineux du soleil montait et descendait, d’un solstice à l’autre, en moins d’une minute, et que par conséquent j’allais à une vitesse de plus d’une année par minute ; et de minute en minute la neige blanche apparaissait sur le monde et s’évanouissait pour être suivie par la verdure brillante et courte du printemps.

Ce que j’en pense :
Aujourd’hui le public est bien trop rodé pour se laisser surprendre facilement. Lorsqu’il s’agit de film d’actions plus particulièrement, on en veut toujours plus : chaque minute doit connaître son lot de rebondissements, obligeant les scénaristes à redoubler d’efforts pour trouver des idées originales. De même, il s’agit quasiment de culture générale, tout le monde sait que si un dangereux tueur se ballade dans les environs, non on ne se sépare pas.
Face à toutes ces « connaissances », le personnage principal de la Machine à voyager dans le temps parait bien niais, se laissant aller à des fautes de débutants. D’ailleurs, cette grandiose aventure est finalement assez pauvre en péripéties. On note également l’évolution des « normes » de l’écriture. Ici, un seul personnage bénéficie d’une identité bien définie, les autres étant nommés par leur fonction. De toutes façon, ce ne sont pas les hommes (très peu de sentiments sont décrits, sauf nécessité, pour favoriser le côté rationnel et scientifique), mais bien les événements qui comptent.
Mais à bien y réfléchir, quiconque regarderait aujourd’hui un épisode du « grand » Indiana Jones, le trouverai peu crédible et dépassé (même pourra tout de même passer un bon moment). Finalement si les aventures évoluent avec le temps, c’est bien parce que certaines personnes ont bien voulu s’y lancer. Et rien que par sa qualité de pionner du genre, H. G. Wells mérite bien d’être lu.

Conclusion :
Dépassé et incontournable

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– les allumettes
– les musées
– les cigares
– la lutte des classes

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