Haruki Murakami : Les amants du Spoutnik (スプートニクの恋人, Spūtoniku no koibito)

Ce que l’éditeur nous dit :
K. est amoureux de Sumire, mais dissimule ses sentiments sous une amitié sincère. La jeune fille est insaisissable, et voue un amour destructeur à une mystérieuse femme mariée. Un jour, Sumire disparaît, sans laisser de traces. K. part à sa recherche sur une île grecque, dans les rues de Tokyo, où tout le ramène à elle.  » Une fable du troisième millénaire : des êtres séparés, un amour impossible, le néant spirituel, un vide implacable.

Ce que j’en pense :
Il est possible que ce soit l’absence d’effet de nouveauté, mais pour moi Les Amants de Spoutnik ne s’inscrit clairement pas parmi les meilleurs romans de Haruki Murakami. Sur la dizaine de ses oeuvres que j’ai lues, j’ai à la fois eu l’impression d’une expérience à chaque fois unique (alors que certains auteurs finissent par tourner en rond dans leur propre univers), tout en savourant le plaisir de retrouver ce style si caractéristique. C’est tout de même prodigieux. Le fait qu’il n’essaie pas de publier une nouveauté à chaque rentrée littéraire peut en partie l’expliquer. Il ne semble pas céder à la facilité des écrivains renommés, qui laissent de côté la qualité et ne prennent plus le temps de la réflexion, d’aller en profondeur et de peaufiner, avant d’inonder les librairies. Avec Les amants de Spoutnik, j’ai eu le sentiment de “rentrer à la maison”, de me glisser dans un bain chaud après une journée difficile, savourant cette écriture aussi captivante qu’agréable à lire. Quel plaisir de pouvoir naturellement suivre le flot des mots, sans devoir plonger dans la facilité d’un mauvais roman de gare. Car avec Haruki Murakami, les questions existentielles ne sont jamais loin, tandis qu’il devient logique que la plupart des questions soulevées restent sans réponse.

Conclusion :
Créer un îlot de quiétude au travers de personnages tourmentés, si ça ce n’est pas du génie…


A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les grandes roues
les codes secrets
les coups de fil
la fatalité

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