Guillermo del Toro : Crimson Peak

Ce que le synopsis nous dit :
Au début du siècle dernier, Edith Cushing, une jeune romancière en herbe, vit avec son père Carter Cushing à Buffalo, dans l’État de New York. La jeune femme est hantée, au sens propre, par la mort de sa mère. Elle possède le don de communiquer avec les âmes des défunts et reçoit un étrange message de l’au-delà : « Prends garde à Crimson Peak ». Une marginale dans la bonne société de la ville de par sa fâcheuse « imagination », Edith est tiraillée entre deux prétendants: son ami d’enfance et le docteur Alan McMichael.

Ce que j’en pense :
En général, j’évite soigneusement toute oeuvre classée en épouvante-horreur, car je n’aime pas avoir peur. Ici, la curiosité envers l’univers fantastique de Guillermo del Toro m’a amenée à faire une exception. Alors certes je me suis plusieurs fois cachée derrière mes mains (ce mode de protection étant largement reconnu pour son efficacité face au danger des images), mais je suis contente de dire que je n’ai pas fait de cauchemars depuis (efficace je vous dis). D’ailleurs dans l’ensemble rien de bien effrayant… les fantômes ne faisant que pâle (transparente ?) figure face à l’imaginaire de certains réalisateurs coréens.
Pour en revenir à notre sujet principal, Crimson Peak, oui c’est vrai que la qualité de la mise en scène, le jeu sur les couleurs en particulier, est fort louable. L’association de la neige et de l’argile, la maison hantée aux murs papillonnés ou encore la danse des feuilles mortes au milieu du salon, font leur effet. Et les costumes aussi, oui. Si ces belles images en enchanteront plus d’un, en ce qui me concerne une jolie esthétique ne suffit pas à conserver mon attention durant 120 minutes. Et l’histoire… bof. Et si moi j’ai trouvé cela terriblement banal et convenu, je n’ose pas imaginer ce que les adeptes du genre (pour qui le joli ne suffit pas non plus) ont pu ressentir. Autour de moi j’ai entendu de nombreuses louanges sur la prestation de Jessica Chastain, qui m’aura pourtant laissée de marbre. Peut-être que je confonds épouvante-horreur avec thriller, car j’avais espéré être un peu plus surprise et happée que cela.

Conclusion :
Une jolie esthétique qui ne suffit pas à combler le conventionnel du scénario.

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