Guillaume Canet : Les petits mouchoirs

Ce que le synospis nous en dit :
A la suite d’un événement bouleversant, une bande de copains décide, malgré tout, de partir en vacances au bord de la mer comme chaque année. Leur amitié, leurs certitudes, leur culpabilité, leurs amours en seront ébranlées. Ils vont enfin devoir lever les « petits mouchoirs » qu’ils ont posés sur leurs secrets et leurs mensonges.

Ce que j’en pense :
Il semble que “tout le monde” ai vu les Petits mouchoirs, ou plus précisément pleuré devant les Petits mouchoirs. Pour ma part, pas un goutte.
L’histoire est intéressante, un peu lente mais pas ennuyeuse, nous ouvrant une fenêtre sur les amours et surtout les amitiés d’un groupe de personnes.  Comme dans toute tranche de vie, si  un élément déclenchant sert de point d’entrée, la fin du film n’est pas la fin de l’histoire. Toujours un peu frustrant mais logique.
Pour la forme, tout est magnifique, que se soit les paysages, Marion Cottilard (qui prouve une fois de plus sa capacité à pleurer devant une caméra – à se demander si elle sait finalement faire autre chose – et dont j’ai adoré la coupe de cheveux) et surtout la façon de filmer.
Pour le fond, certains sujets sont touchés du doigts sans finalement être vraiment creusés : peu de vrais craquages, certains protagonistes trop laissés à l’écart. Là encore un peu décevant pour un film de cette durée. Cela dit, si les personnages sont tous des caricatures d’eux mêmes, cela n’entache en rien la touche de réalisme du film. J’ai trouvé que niveau amitiés, ces gens là ne s’en sortait pas si mal. Mis à part un gros débilos et sa Juliette, les personnages prennent soins les uns des autres de leur mieux, même si personne n’est parfait et que l’égoïsme reprend parfois le dessus. On en vient d’ailleurs à se dire qu’ils feraient mieux de se préoccuper un peu plus d’eux même, car le problème majeur n’est pas le manque de transparence envers le groupe, mais bel et bien le fait que chacun se mente à lui même.
Enfin, je tiens à exprimer mon indignation extrême pour la scène tant attendue des vérités. Celle où tous sont sensés ouvrir les yeux et entendre la vérité, comble de la frustration : les “vérités” sont énoncées au sens général et le seul personnage pointé du doigt à titre personnel est le SEUL qui a fait de vrais efforts d’amélioration depuis le début ! C’est trop injuste.

En conclusion :

A voir, au moins pour la scène de la tondeuse à gazon et le personnage de Valérie Bonneton

A voir si voulez en savoir plus sur :
– Les scooters
– Les huîtres
– Les tondeuses à gazons
– Le sable

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