Gore Verbinski : Rango

Ce que le synopsis nous dit :
Alors qu’il mène sa vie sans histoire d’animal de compagnie, Rango, caméléon peu aventurier, est en pleine crise d’identité : à quoi bon avoir des ambitions quand tout ce qu’on vous demande, c’est de vous fondre dans la masse ?
Un jour, Rango échoue par hasard dans la petite ville de Poussière, dans l’Ouest sauvage, où de sournoises créatures venues du désert font régner la terreur. Contre toute attente, notre caméléon, qui ne brille pas par son courage, comprend qu’il peut enfin se rendre utile. Dernier espoir des habitants de Poussière, Rango s’improvise shérif et n’a d’autre choix que d’assumer ses nouvelles fonctions. Affrontant des personnages plus extravagants les uns que les autres, Rango va-t-il devenir le héros qu’il se contentait jusque-là d’imiter ?

Ce que j’en pense :
Voici une nouvelle preuve que “film d’animation” ne rime pas toujours avec “jeune public”. Concernant Rango, il serait d’ailleurs plus sage de ne pas y emmener vos enfants, qui pourraient être déconcertés par certaines scènes.
L’ensemble des protagonistes sont quand à eux loin du conte de fées : une bande de bras casés, des gros durs que la vie du désert n’a pas laissé indemnes, bien au contraire. Ici, la beauté est avant tout… intérieure. Le contraste est d’ailleurs fort avec la qualité des images, qu’on dirait bien souvent tirées de prises de vue réelles, avec des jeux de texture incroyables.
L’histoire, sans faire preuve d’originalité particulière, parvient sans peine à emporter le spectateur, à lui laisser un sourire au lèvres au sortie de la séance. Mais c’est avant tout un bel hommage aux westerns spaghettis. Saurez vous retrouvez toutes les références cachées dans Rango ?
Un grand bravo également à Hans Zimmer qui nous livre une bande originale de grande qualité, ou comment revisiter les classiques à la sauce du far west. Le compositeur s’adapte décidément à tous les styles avec brio.

Conclusion :
Bluffant.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
– les bons crus
– les plantes du désert
– la soumission des parapluies cocktails à la gravité
– l’art de traverser une voie rapide

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