Gail Carriger : Le protectorat de l’ombrelle – tomes 1 à 3 (The Parasol Protectorate)

Ce que l’éditeur nous dit :
Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ?

Ce que j’en pense :
Je ne me serai probablement pas orientée vers ce type de lecture si ce n’était pas pour ma participation à un certain challenge romantique et fut ravie de découvrir la délicieuse plume de Gail Carriger. Si tant est que l’on puisse oser faire la comparaison, cette écriture n’est pas sans rappeler celle de Jane Austen. On y retrouve cette floraison d’adjectifs et tournures de phrase très “bonne société anglaise”, à la fois très plaisante à la lecture et ayant l’art de donner une nouvelle dimension à n’importe quelle situation. Un exemple : “Qui souffre le plus, le gentleman dont la cravate est mal nouée, ou ceux qui sont forcés de le regarder ?”. Voici le type de question existentielles qui poursuivent les protagonistes. Personnellement, j’adore.
La qualité des trois tomes manque régulatité. Le premier est pour l’instant mon favori, d’abord par l’effet de découverte, mais aussi grace à ses scènes “romantiques”. Car contrairement à notre chère Jane, Gail Carriger ne se prive pas pour décrire la passion langoureuse qui anime les deux personnages principaux. Enfin de l’action ! J’ai tout de même été déçue par la situation de “Damsel in Distress” qui tombe comme un cheveu sur la soupe vers la fin du bouquin ! Pour une fois qu’on avait un vrai personnage féminin de caractère, était ce vraiment nécessaire ??
Le second volume est plus moyen, Alexia passant de femme forte à caractèrielle, voire antipathique. Un cliffhanger judicieusement placé dans les dernières pages donne tout de même envie de poursuivre la lecture.
Dans le troisième volume, le rythme de croisière est établit, plutôt plaisant. Un peu dommage que ce soit les personnages masculins (en particulier les loups garous) qui soient les plus intéressants à suivre.
Une pause s’impose, avant d’entamer les deux derniers tomes de cette série.


Conclusion :
Bon d’accord, la bit-lit peut être intéressante.


A lire si vous voulez en savoir plus sur :

– les accessoires
– la bienséance
– les mondanités
– les tenues adéquates

2 Comments

  1. Le protectorat de l'ombrelle c'est un peu de l'anti-bit-lit ^^
    Je te souhaite de bien t'amuser avec les deux derniers tomes !

    • Hehe, difficile pour moi de comparer alors que justement je n'en lis jamais 🙂
      Mais oui j'espère que les deux derniers tomes seront sympas.

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