Gabriel Garcia Marquez : L’Amour aux temps du choléra

Ce que l’éditeur nous dit :
Dans une petite ville des Caraïbes, à la fin du siècle dernier, un jeune télégraphiste, Florentino Ariza, tombe amoureux fou de l’écolière la plus ravissante que l’on puisse imaginer. Pendant trois ans, ils ne feront que penser l’un à l’autre, vivre l’un pour l’autre, jusqu’au jour où l’éblouissante Fermina Daza préférera un jeune et riche médecin, Juvenal Urbino. Fermina et Juvenal gravissent avec éclat les échelons de la réussite en même temps qu’ils traversent les épreuves de la routine conjugale. Florentino Ariza, quant à lui, se réfugie dans la poésie et entreprend une carrière de séducteur. Toute sa vie, en fait, n’est tournée que vers un seul objectif: se faire un nom et une fortune pour mériter celle qu’il ne cessera jamais d’aimer en secret et avec acharnement chaque instant de chaque jour pendant plus d’un demi-siècle. Ce livre, qui s’ouvre sur la mort du docteur Juvenal Urbino et se referme sur l’étreinte de Fermina Daza et de Florentino Ariza aux corps déjà flétris par la vieillesse, est un éblouissement. Rien, ni les guerres civiles, ni les ravages du choléra, ni la vieillesse, ni la déchéance des corps, n’aura raison de la force vitale, dont chaque mot de ce livre est imprégné.

Ce que j’en pense :
Naïvement, à la lecture du titre, je m’attendais à un livre parlant d’émotions et de passions, exacerbées par la cruelle menace de la maladie. Tout faux. Si l’amour est bien au centre de l’action, sa place n’est pas forcément si prépondérante et il sert surtout de fil conducteur.
De plus, l’écriture, comportant pourtant une part de burlesque (par la précision de certains détails), ne donne pas envie d’être dévorée. Elle se lit lentement, au fil de l’eau. C’est un partie pris, mais je préfère les livres qui transportent totalement. Sans être ennuyée, je n’ai jamais été exaltée et aurais pu m’arrêter en plein milieu sans éprouver le besoin absolu de lire la suite. Enfin, je n’ai pas non plus très bien compris ce choix de digressions constantes, qui certes n’embrouillent pas, mais n’apportent pas non plus grand chose au roman.
Il y a heureusement quelques points plus positifs. Il faut bien avouer que Gabriel Garcia Marquez sait raconter la vie, avec ses temps forts et ses longueurs, avec le temps qui passe laissant sa marque sur les corps et les esprits. Son approche la plus intéressante est finalement celle vis à vis de la vieillesse, montrant qu’elle peut être autre chose qu’une simple fatalité.

Conclusion :
Bien en dessous de mes espérances mais pas totalement intéressant.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– les bateaux
– l’épistolaire
– les cigares
– les listes

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