Gabriel Ba et Fabio Moon : Daytripper

Ce que l’éditeur nous dit :
Peut-on dire quand commence notre vie ? Le héros de cette histoire passe ses journées à raconter la mort de ses contemporains pour un journal. La nuit, il se demande quand sa vie à lui commencera vraiment…

Ce que j’en pense :
Sans tomber dans le spoiler, autant révéler tout de suite le principe de cette bande-dessinée : à chaque chapitre, nous retrouvons le héros, Bras, à un âge différent, face à un événement marquant de sa vie et se termine inévitablement par sa mort. Le but de la manoeuvre est assez évident, celui de nous faire prendre conscience de l’importance et surtout de la fragilité de la vie. Cette thématique est brillamment symbolisée par le choix de l’aquarelle, dont les multiples couleurs fondues donnent une sensation de rêve éveillé. Cette introduction au Brésil est également des plus intéressantes.
Par contre j’ai été assez déçue par une partie du scénario. Découvrir la vie de ce personnage est passionnant et il faut saluer la mutliplicité des approches utilisées pour les différents chapitres. Mais le rapport à la mort dans tout ça ? Car l’issue fatale qui s’acharne inlassablement sur le héros en devient presque ridicule. Il s’agit presque toujours d’événements fortuits, la faute à pas de chance, et qui n’auraient pu être évités. Mais surtout, cette issue n’influence en rien la manière dont les événements sont veçus. A la fin des chapitre, Bras aurait pu tout aussi bien rentrer chez lui sans que cela change quoi que ce soit. Au final j’ai trouvé que le fait d’introduire la mort de cette manière n’apportait pas grand chose, un comble. Mais c’est peut être exactement ce que les auteurs ont tentés de nous dire, car ce n’est pas l’issue mais bien le chemin qui compte.

Conclusion :
Une oeuvre intéressante mais qui n’aura pas répondu à toutes mes expectatives.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– les cerfs-volants
– les chroniques
– les cartes postales
– les coupures de courant

2 Comments

  1. C'est marrant moi j'ai adoré ce comic, mais je serais incapable d'expliquer exactement pourquoi (même à la 2e relecture). Je pense que c'est parce que j'ai adoré chaque morceau de vie évoqué, et chaque variation sur une même existence ^^

    • Oui j'ai l'impression que beaucoup gens ont été complétement charmés par ce bouquin.
      Je pense aussi que j'accroche moins aux BD. Même si j'aime bien en lire, je suis rarement subjuguée. Quoi là les images étaient particulièrement belles, ce qu'on n'a pas du tout dans un roman.

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