Francis Perrin : Le bouffon des rois

Ce que l’éditeur nous en dit :
Triboulet est le plus célèbre bouffon qu’ait connu la cour de France : dans les temps reculés du XVe siècle, il disait leur vérité aux puissants, se moquait ouvertement des courtisans et appelait François Ier  » mon cousin « , en toute simplicité. Fils du peuple, il va vivre un étrange destin qui le propulse de la cour de Louis XII,  » le père du peuple « , le souverain qui rêvait de conquérir l’Italie, à celle de François Ie 1,  » le père des Lettres « , le grand monarque de la Renaissance qui en fera son plus proche confident. Dans cette période d’intense création artistique et d’idées nouvelles, il côtoiera Machiavel, Léonard de Vinci, Erasme, Rabelais. Il croisera aussi les plus grands personnages, de Charles Quint à Henry VIII d’Angleterre. Lire sa vie, c’est découvrir toute l’Europe de l’époque: du conseil d’état aux secrets d’alcôve, rien n’échappe au bouffon des rois. Sous la plume de Francis Perrin, Triboulet revit dans ce roman à la verve toute rabelaisienne. Du Roi s’amuse de Victor Hugo au Rigoletto de Verdi, il est devenu le symbole même de la liberté de parole et de la folie faite sagesse.

Ce que j’en pense :
Francis Perrin nous offre ici l’occasion de découvrir (ou de redécouvrir) l’histoire de France du XVème siècle. Car si la vie de François I est omniprésente dans les librairies, on ne peut pas en dire autant de celle de Louis XII. Le Bouffon des rois remédie à cela, rendant hommage à ce grand roi, ce « père du peuple » qui aura marqué son temps.
Certes Francis Perrin ne se tare pas d’un haut style littéraire. Cependant il n’a pas a rougir de sa plume, nous offrant un style clair, permettant de suivre sans peine le cours des événements. Il s’agit d’une grande qualité, face à ces trop fréquents romans historiques, dont le trop grand nombre de protagonistes et de détails peuvent perdre le lecteur. De plus, il ponctue le récit de poèmes, répliques et chansons, qui raviront les amateurs de jeux de mots, tout en participant au rythme de l’histoire.
Un point négatif serait le trop grand « optimiste » général. Les deux souverains présentés ont bien des défauts, mais toutes les excuses sont bonnes pour les leurs pardonner. Quand à Triboulet, il se montre d’une perfection (hormis son physique) sans faille, la bêtise d’autrui étant seule responsable de ses rares déboires. Ces figures ne sont décidément pas crédibles…
Mais peut on vraiment reprocher à l’auteur d’aimer ses personnages ?

Conclusion :
Une belle manière de découvrir un nouveau pan de l’histoire de France.
Merci à Babelio et à Plon.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :

– les décoctions
– l’Italie
– le mécénat
– les grelots

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