Eric-Emmanuel Schmitt : Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent

Ce que l’éditeur nous dit :
Lors d’une exposition de masques, Beethoven revient dans la vie d’Eric-Emmanuel Schmitt : surpris, il se rappelle l’avoir aimé passionnément pendant son adolescence. Pourquoi ne l’écoute-t-il plus ? Pourquoi n’a-t-il plus eu besoin de sa passion, sa véhémence, sa noblesse ? Réfléchissant à partir de sa propre vie, Schmitt médite sur notre époque qui ne croit ni en Dieu ni en l’homme, où l’individu se sent broyé et inutile. Il ausculte notre temps désespéré que l’idéal de grandeur a quitté
Un essai brillant et intime, fait d’émotions, de surprises et d’émerveillements où Schmitt élucide ce génie, créateur d’une  »messe pour l’humanité », un homme infirme, seul, malheureux, accablé par le sort, qui écrit pourtant une oeuvre énergique couronnée par un hymne à la joie. Comment peut-on avoir le sens du tragique et se montrer optimiste ? Tel sera le défi pour notre siècle ; tel est le message de Beethoven : il nous propose une philosophie et une morale humaniste dont nous avons un urgent besoin.

Ce que j’en pense :
Tout le monde connait Beethoven. Tout le monde a déjà entendu du Beethoven. Mais au final, peu d’entre nous ont déjà véritablement écouté du Beethoven et savent le reconnaître (c’est également vrai pour nombre de ses acolytes).
Dans l’optique de parfaire ma « culture musicale », cette série de Schmitt consacrée aux musiciens classique tombait à pic. L’auteur nous donne l’occasion d’aborder un large répértoire, en partagant avec nous son point de vue et son histoire sur le sujet. Certes, il s’agit d’une conception très personnelle, qui ne convaincra pas à l’unanimité, mais donne justement l’occasion à tout un chacun de se faire sa propre opinion. La présence d’une selection de morceaux illustrant les propos va d’ailleurs dans ce sens.
La petite histoire qui suit « l’analyse » se lit vite et bien. Si non indispensable, elle apporte tout de même son petit plus à l’ensemble en démontrant comment « appliquer la théorie en pratique » (même si la pratique en question est tout à fait fictive).

Conclusion :
Une bonne occasion d’écouter Beethoven

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– les musées
– la mise en scène
– les baladeurs
– les marches

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