Elisabeth Vonarburg : Chroniques du pays des mères

Ce que l’éditeur nous dit :
Au Pays des Mères, quelque part sur une Terre dévastée du futur en train de se remettre lentement, les hommes sont très rares. Seules les Captes des Familles – les Mères – font leurs enfantes avec les Mâles. Les autres femmes doivent utiliser une forme hasardeuse d’insémination artificielle.
Lisbeï et Tula ne s’en soucient pas trop : filles de la Mère de Béthély, elles grandissent ensemble, sœurs et amies. Mais Lisbeï se révèle stérile ; ne pouvant être la Mère comme elle en avait rêvé, elle doit quitter Béthély, et Tula. Devenue “exploratrice”, elle accomplira un autre de ses rêves : découvrir les secrets du lointain passé du Pays des Mères. Mais certains rêves sont difficiles à vivre…

Ce que j’en pense :
Le Pays des mères comporte un univers tout à fait unique, aux règles complexes et très recherchées : une société matriarcale avec un fonctionnement et une religion propres, dont les habitudes et les niveaux de croyances divergent en fonction des régions et des individus. L’originalité réside également dans le fait que cette société est en paix (et le restera jusqu’à la dernière page), montrant qu’il n’est pas obligatoire de décrire la guerre pour captiver le lecteur.
Mais malgré tous ces points positifs, je n’ai pas été complétement emballée. Tout d’abord parce que passé un certain niveau, la description de cet univers ne m’a que modérément intéressée : trop complexe, trop de détails, trop de questions posées pour trop peu de réponses.  Et puis j’ai trouvé le thème principal mal défini, celui ci changeant d’une partie à l’autre. Les questionnements existentiels de Lisbeï, très riches au départ, se sont brusquement arrêtés (à mon grand désespoir), tout comme la quête initiatique du personnage, qui fini par tout bonnement stagner. J’ai trouvé globalement la gestion des personnages dans l’avancement du bouquin très moyenne, qu’il s’agisse de leurs histoires personnelles ou de leurs places à proprement parler. Passé les cinq premier chapitres, la relation entre Lisbeï et Tula en particulier est à se cogner la tête contre les murs par l’idiotie même de son “évolution”.
De même, si bien de pan de l’écriture sont intéressants, les changement de tons et de sources en cours de route sont eux parfaitement inutiles.
Enfin, je dois dire que certaines mœurs de cette société, comme par exemple l’inceste, m’ont beaucoup dérangés.

Conclusion :
Un univers riche, peut être trop.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– le féminisme
– les accords
– les pelles
– les félins

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