Deborah Ellis : Parvana, Une enfance en Afghanistan

Ce que l’éditeur nous dit :
Ce roman raconte l’histoire de Parvana, jeune afghane de 11 ans. Elle et sa soeur Nooria vivent avec leurs parents et leurs deux bébés dans un appartement exigu à Kabul. Le père, lettré, est emprisonné par les talibans. Pour survivre, Parvana décide alors de se déguiser en garçon et de travailler dans les rues de Kabul. Un témoignage sur la condition des afghanes aujourd’hui, à travers le destin d’une jeune héroïne qui n’a jamais connu son pays autrement qu’en état de guerre.

Ce que j’en pense :
Lettre « e » lue ! Challenge ABC terminé (lu en janvier, achevant le défi avec seulement 2 mois de retard, hum hum) !
Rien qu’avec ce bouquin, je peux voir tout l’aspect positif d’avoir participé à ce défi : celui de découvrir des auteurs  auxquels on n’aurait jamais pensé autrement. Car figurez-vous que la lettre « e » ne présente que bien peu de choix, il faut donc bien faire sa sélection parmi ce qu’il y a. Et c’est ainsi que j’ai pu découvrir Déborah Ellis, et surtout une vie quotidienne en l’Afghanistan, pays qui fait régulièrement parler de lui dans la presse, mais ne m’avait jamais intéressé outre mesure.  Ce livre débute par une condition peu enviable pour l’héroïne. Elle et sa famille survivent comme ils le peuvent dans un quotidien que j’espère aucun d’entre nous n’aura jamais à connaître. Et puis la situation empire, parce que cela peut toujours être pire (et non pas juste parce qu’on vient de louper le RER et que le prochaine est dans 30 minutes ou que le train est encore en retard – les trucs énervants de mon quotidien sont souvent liés au transport, je crois qu’en fait j’ai de la chance). Bref c’est la guerre.
Ce petit livre sans prétention, fait réfléchir aux conséquences que la politique des « grands pays » peut avoir sur le quotidien des populations. Et puis bien sûr il a le ridicule des pires atrocités que les hommes peuvent accomplir sous couvert de la religion, la bêtise de ceux à qui l’on donne le moindre petit pouvoir et ne peuvent d’empêcher d’en abuser, et bien sur la sottise de ceux qui prennent beaucoup de pouvoir et ferait tout pour le conserver. Tout cela, tout le monde le sait, mais on n’y pense jamais. Certes ce livre, que j’oublierai peut être très vite, ne changera pas ma vie, mais je suis contente d’avoir pu penser à tout cela, au moins le temps de cette lecture.

Conclusion :
Ou comment consacrer deux petites heures à un sujet auquel on ne pense jamais.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
–    Les naans
–    Les os
–    Les grillages
–    Les crayons

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