Daniel Pennac : Au bonheur des ogres

Ce que l’éditeur nous dit :
Benjamin Malaussène a un drôle de métier : bouc émissaire au service réclamations d’un grand magasin parisien où il est chargé d’apitoyer les clients grincheux. Une bombe, puis deux, explosent dans le magasin. Benjamin est le suspect numéro un de cette vague d’attentats aveugles. Attentats ? Aveugles ? Et s’il n’y avait que ça ! Quand on est l’aîné, il faut aussi survivre aux tribulations de sa tumultueuse famille : la douce Clara qui photographie comme elle respire, Thérèse l’extralucide, Louna l’amoureuse, Jérémy le curieux, le Petit rêveur, la maman et ses amants… Le tout sous les yeux de Julius, le chien épileptique, et de Tante Julia, journaliste volcanique.
Quel cirque !

Ce que j’en pense :
J’ai failli abandonner en cours de route, vraiment. L’écriture comprend certaines similarités avec celle de Raymond Queneau et ce n’est vraiment pas un compliment. Dans les deux styles, on retrouve cette vulgarité, cette distorsion de la langue au service de la métaphore et de “l’originalité”. Maîtriser si bien une langue pour la maltraiter, quelle drôle d’idée. Cela dit, la plume de Pennac reste quand même plus supportable.
Au départ, l’histoire ne valait pas mieux. Nouvelle similarité avec cette description d’un certain Paris, pas inintéressante mais pas non plus assez consistante pour tenir le lecteur en haleine bien longtemps.
C’est seulement vers la moitié du roman, lorsque l’on on aborde enfin le coeur de l’enquête, que l’histoire devient un peu plus palpitante et ce jusqu’à la dernière page. Sans vouloir faire de spoiler, je dirais même que les choses prennent un tour tout à fait inattendu en s’éloignant de l’apparente gentille comédie de départ.

Conclusion :
Au final, de bonnes choses.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– les photomatons
– le couscous
– les bocaux
– la gestion des ressources humaines

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