Conor Woodman : L’homme qui vendait de la glace aux eskimos

Ce que le synospis nous dit :
A trante-quatre ans, après avoir été un étudiant sérieux et un cadre respectable, Conor Woodman décide de changer de vie. 
« Serais-je capable de mener l’existence des marchands de jadis? » 
Et c’est ainsi que Conor démarre un tour du monde qui lui fera vendre des tapis aux marocains, des chameaux soudanais aux égyptiens, du jade et des chevaux aux chinois, des planches de surf aux mexicains, du thé aux japonais…
Une fabuleuse aventure, qui nous rappelle que l’échange, dans tous les sens du terme, est l’essence même de la vie. 


Ce que j’en pense :
Conor nous propose un livre plein d’originalité, sur une autre façon de voyager, avec une approche est à la fois terriblement individualiste, puisque son but ultime est le profit, mais il est également extrêmement ouvert aux autres. Il mêle à la fois le courage et la naïveté, allant d’un point à l’autre du globe et mettant inlassablement son destin (et sa réussite financière) entre les mains d’inconnus. Il leur fait confiance, écoutant leurs conseils et se fiant à leur avis d’experts sans jamais vraiment savoir qui ils sont. En même temps, ce sont précisément ces rencontres qui rendent son voyage exceptionnel, et lui permettent d’avancer dans sa quête. Sans risque, pas de retour sur investissement. C’est la base du commerce.
La singularité réside aussi dans le fait que si l’humain est dans chaque page, le fil conducteur n’est jamais perdu. Précisément, il ne s’agit pas de faire de l’humanitaire. Transaction, gain et profits se succèdent, joies et déconvenues nous permettent d’entre-apercevoir la personnalité de cet Irlandais, qui au final reste très pudique sur sa vie privée. C’est peut être ce qui manque : un prologue, qui satisferait notre curiosité de lecteur. Et après, qu’a t-il fait?
Accusés d’être victimes de la société de consommation ? Il est peut être temps de se rappeler que le commerce est vieux comme le monde. Il est la base même des échanges. Notre situation ancestrale n’est peut être pas si désespérée au final…

Conclusion :
Facile à lire, simple et prenant à la fois. Très bien !

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
– le commerce
– le marchandage
– l’Irlande

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