Colin Beavan : No impact man

Ce que l’éditeur nous dit :
Comme nous tous, Colin Beavan en a marre d’assister, impuissant, au réchauffement climatique, à la déforestation et aux gaspillages en tous genres… Il refuse d’être partie prenante dans la fonte des glaces et de la disparition des ours polaires. Son défi : vivre un an en réduisant au maximum son empreinte environnementale. Jusque-là, pas de quoi parader, d’autres l’ont fait avant lui. La grande différence c’est que ledit Colin Beavan vit en plein coeur de Manhattan, au 9e étage d’un building. Et qui dit réduction des émissions de carbone dit pas d’ascenseur, de climatiseur, de réfrigérateur, de transport motorisé, entre autres, et quand on est un jeune père de famille, l’aventure tourne vite au casse-tête. Son premier challenge : convaincre sa femme, quelque peu accro au shopping, de jouer le jeu. Le deuxième : renoncer aux couches et aux plats à emporter. Passées ces étapes… eh bien, tout reste encore à faire. L’expérience dure un an, le compte à rebours est enclenché !

Ce que j’en pense :
Colin Beavan part de loin, très loin. A sa décharge, pas facile d’être à la fois américain et respectueux de l’environnement. Pour la précision, son projet va finalement se préciser un peu plus que le « no impact at all », quasi impossible à réaliser. Ainsi, il s’emploiera  surtout à réduire au maximum l’émission de gaz à effet de serre, déjà un vaste programme.
Mon verdict : non Coline Beavan n’est pas fou. Au contraire, lui et sa petite famille sont parfaitement attachants. Par ailleurs son écriture est facile, souvent drôle et agréable à lire autant qu’instructive, tant au niveau de l’expérience à proprement parler, que des réflexions qu’il en découle.
Oui il change ses habitudes, ce qui au départ n’est jamais facile, mais rien d’insurmontable que de passer plus de temps avec ses proches ou à cuisiner. Pour ma part, j’ai intégré depuis longtemps la plupart des gestes qu’il cherche à mettre en place dans son quotidien. De là à grimper 9 étages sans y être obligée…bof. Mais lui va au bout de son expérience (et améliore son rythme cardiaque), ce qui est tout à fait honorable.
Petit hic sur la fin. Il aurait pu se montrer plus précis sur l’après. Quelles nouvelles habitudes ont été conservées ou ont vite été oubliées ? Bref, qu’est-ce qui a vraiment changé dans sa vie. Par ailleurs, il fait souvent le constat que si les initiatives individuelles sont utiles, elles n’ont qu’un impact très réduit sans la participation des entreprises et gouvernements. Cette piste-là n’est pas du tout explorée. Mais  peut être que suffisamment d’autres ouvrages traitent déjà du sujet … Et une recherche plus poussée m’a prouvé que l’auteur s’est bien penché sur la question.
PS : petit correctif sur un passage du bouquin – si on arrête de manger de la viande comme il le fait, non il n’y a pas besoin d’ajouter du fromage à son alimentation pour satisfaire ses besoins en protéines. Tous les autres aliments s’en chargent déjà bien largement (et sans tous les lipides des produits laitiers)…

Conclusion :
Une lecture passionnante sur un sujet qui nous touche tous.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
–    Les bocaux
–    La pluie
–    La fourrure
–    Les saisons

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