Claude Ecken : En sa tour, Annabelle

Ce que l’éditeur nous dit :
« La matière joue à la marelle. »
« Perspective de sable engourdi ! Les variations des nuages aplatissent les demeures indiscrètes. »
Annabelle est folle. Annabelle dit n’importe quoi sans s’en rendre compte. Annabelle est atteinte d’une affection particulière, portant le nom de jargonaphasie…

Ce que j’en pense
Le douce folie, celle qui façonne les vrais artistes, celle qui donne toute sa poésie au monde.  C’est ce mal dont “souffre” Annabelle. Don du ciel ou malédiction ? Cela dépend des points de vue. Pour ce frère, le narrateur de ces quelques pages, il s’agit clairement d’une bénédiction, qui semble n’exister que pour lui. Ce texte est la démonstration de la force que peut recéler la nouvelle, toute l’intensité contenue en si peu de mots. La brièveté révèle toute la justesse du texte, tel ces quelques secondes de silence après une composition musicale. Le temps reste suspendu.

Conclusion :
A lire en écoutant du Quantz, c’est encore mieux 🙂

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– le destin
– la fraternité
– le sens


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