Chuck Palahniuk : Fight Club

Ce que l’éditeur nous dit :
«Laisse-moi te parler de Tyler. Tyler dit : les choses que tu possèdes finissent toujours par te posséder. C’est seulement après avoir tout perdu que tu es libre de faire ce dont tu as envie. Le fight club t’offre cette liberté. Première règle du fight club : Tu ne parles pas du fight club. Deuxième règle du fight club : Tu ne parles pas du fight club. Tyler dit que chercher à s’améliorer, c’est rien que de la branlette. Tyler dit que l’autodestruction est sans doute la réponse.» Métaphore acide et jubilatoire d’un monde au bord du chaos, perdu faute de révolution, Fight Club a été porté à l’écran en 1999 par David Fincher, le réalisateur de Seven et Alien 3.

Ce que j’en pense :
Le roman de Chuck Palahniuk est-il encore plus génial que son adaptation cinématographique, ou bien ai-je autant aimé l’oeuvre originale parce que tout du long j’entendais résonner la voix de Bratt Pitt et la musique des Pixies ? Difficile à dire. Toujours est-il que j’ai été instantanément transportée dans cet univers si fascinant.
Toute la puissance du récit réside dans la force des idées présentées, simples, claires, mais puissantes. Contrairement à la plupart des créations qui se veulent “critiques de la société” (à mon sens un qualificatif employé à tort et à travers, servant surtout à vendre plus, donc à profiter au maximum du système de ladite société), Fight Club comporte des vraies idées, poussées à leur paroxysme. Extrémiste dès les premières pages, l’auteur va plus loin, encore plus loin. Finalement, il ne se contente pas de critiquer la société, ce serait trop facile, il pointe du doigt la source du problème (et sa solution), l’humain.
Percutant, c’est vraiment le mot qui pour moi décrit le mieux ce bouquin. Chaque mot, chaque anecdote, chaque réflexion, est énoncé comme un jugement dernier, comme un claquement de doigt bref et efficace. Personnellement, si je ne suis pas sortie de cette lecture avec une envie irrépressible de faire la révolution, j’ai tout de même traversé quelques remises en question. Oh bien sûr, cela ne changera pas la face du monde, ni fondamentalement ma vie, mais tout de même.

Conclusion :
Un roman percutant, qui ne laisse pas indifférent.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– le savon
– les projections cinématographiques
– le jardinage
– les groupes de soutien

 

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