Chine : souvenirs de Shenzen, Canton et Pékin

Ce qu’il faut savoir :
A l’origine modeste village de pécheurs, la municipalité de Shenzhen est encore largement rurale jusqu’en 1979. Cette année là, une partie de son territoire acquiert le statut de zone économique spéciale dans le cadre de la politique d’ouverture aux investissements étrangers. Bénéficiant de sa position géographique privilégiée, elle connaît un essor économique et démographique spectaculaire. La croissance économique de Shenzhen est de 25,8 % par an en moyenne depuis 1980. Elle compte aujourd’hui plus de 10 millions d’habitants et constitue une des municipalités les plus riches de Chine. Elle fait partie de la mégalopole chinoise du delta de la Rivière des Perles.

Canton ou Guangzhou est la capitale de la province du Guangdong dans le sud de la Chine et abrite près de 12,7 millions d’habitants. La ville fut longtemps le siège des colons européens, idéale pour le commerce de part sa proximité avec Hong-Kong. En effet, elle fut l’un des cinq ports ouverts par le traité (inégal) de Nankin suite à la première guerre de l’opium. De nombreux vestiges coloniaux de cette époque sont encore en place aujourd’hui.
En plus de certains bombardement en 1958 (seconde guerre de l’opium), Canton eut également à subir une invasion japonaise en 1937. Mais de ce passé houleux, elle garde bien des traces, puisqu’elle a été l’une des premières villes à s’ouvrir aux investissements étrangers du début des années 1980.

Pékin ou Beijing, avec 19,6 millions d’habitants en 2010, est la capitale de la République populaire de Chine. Le parler pékinois forme la base du mandarin standard. D’abord ville périphérique de l’empire chinois sous les Han et les Tang, elle prend de l’importance lorsque les Jurchen, qui fondent la dynastie Jin et la désigne capitale en 1153. Le prince mongol Kublai Khan en fait de même sous le nom de Dadu (« grande métropole »), enfin les Ming y transfèrent leur administration en 1421, parachevant le choix de Pékin comme capitale de la Chine. Située à proximité de la Grande Muraille, Pékin abrite des monuments célèbres comme la Cité interdite et le Temple du ciel, qui sont inscrits au patrimoine mondial. De nombreuses réalisations architecturales et structurelles ont modifié la ville à l’occasion des Jeux olympiques dont elle a été l’hôte en 2008.

Ce que j’en pense :
Comblée par ma visite de Shanghai lors de l’exposition universelle 2010, j’avais hâte de retourner en Chine. Ma première surprise, alors que je pensais que Shanghai faisait office d’exception, fut de découvrir la modernité de bien des cités, dans un pays où les « petites villes » se comptent en millions d’habitants. Les villes semblent bouger autour de soi, tout à l’air de se construire et se développer à vitesse éclair. Que ce soit en musées, marchés médicinaux, ballades, parcs d’attractions, tours à n’en plus finir et surtout centres commerciaux, il y a de quoi faire. Sans compter sur toutes les variétés que l’on peut trouver d’une région à l’autre.
Le problème est la distance. Dans toutes ces citées, les transports en commun sont très développés. Les stations de métros, qui semblent pousser comme des champignons (alors qu’une seule station prend des années à sortir de terre chez nous), sont propres et modernes (merci à la ribambelle de personnes d’entretien). Malgré cela, il faudra facilement marcher 1km entre sa station et sa destination finale, ce qui donne largement l’occasion de perdre son temps et son chemin. Les problèmes de communications ne permettent par vraiment de demander sa route, ni de compenser par bus ou taxi. Bref c’est la galère l’aventure.
Par ailleurs, si l’excitation de se pays est très vive au début, après 3 semaines (ajoutées à un séjour à Hong-Kong) une baisse de motivation peu se faire sentir. Pour la raison évoquée ci-dessus d’abord, pour la nourriture ensuite (beaucoup trop d’épices et de viandes partout, que le riz ne parvient plus à combler sur le moyen terme) et enfin pour les habitants. Les chinois sont nombreux, très nombreux et ça se voit/sent. Heureusement, certain espaces offres un coin de paradis. Pékin en particulier semble si calme comparé à la fureur du sud (et son ciel est bleu! merci aux jeux olympiques qui ont déclenchés le déplacement des usines). Mais lentement et sûrement, un sentiment d’oppression s’est installé et à terme j’étais heureuse de pouvoir quitter la Chine (pour mieux y revenir plus tard, sans doute).

Conclusion :
Un pays fascinant et épuisant.

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