Chine : souvenirs de Hong-Kong

Ce qu’il faut savoir :
Hong Kong, ou « port aux parfums » est une région administrative spéciale de la République populaire de Chine (depuis 1997) et abrite sept millions de Hongkongais. Elle obéit au principe de « un pays, deux systèmes », qui lui permet de garder sa relative autonomie jusqu’en 2047.
Région resté quasiment à l’écart des tumultes mondial jusqu’en 1840, c’est avec l’arrivé des colonies anglaises qu’elle a commencé à attirer l’attention sur son sort. En effet, sa position géographique et ses ports à eaux profondes, à toutes les qualités pour attirer les commerces maritimes. Profitant (doublement) des deux guerres de l’opium (traité de Nankin en 1842, puis en 1860), les britanniques s’attribuent l’ile, puis une partie de territoire terrestres. Durant ce temps, Hong Kong se peuple (de nombreux expatriés européens, mais aussi d’immigrés chinois) et s’enrichie (même si la population reste assez pauvre) à grande vitesse. En 1898, l’Allemagne, la France et la Russie acquièrent également des droits sur différents territoires chinois.
Hong Kong compte 1,6 million d’habitants en 1941, lorsque le territoire est envahi, puis occupé, par les forces japonaises, qui mettront à sac le territoire. L’essor économique ne reprendra qu’en 1960, en particulier grâce aux activités textiles, puis financières.
Les Nouveaux Territoires ayant été cédés pour 99 ans (seulement), ils sont revenus à la Chine en 1997, date à laquelle le Royaume Unis rétrocède également (généreusement) l’ensemble de la région hongkongaise, sous couvert que soient maintenus les systèmes économiques et législatifs, et le mode de vie hongkongais pendant 50 ans.


Ce que j’en pense :
Hong-Kong est unique. Il est vrai qu’elle a offerte à la voyageuse asiatique que j’étais un certain ilot de réconfort, un retour à des choses connues qui font « comme à la maison » (même cela signifie s’offrir le luxe d’un Frappucino chez Starbucks ou rêver d’aménagement en arpentant les pièces témoins chez Ikéa. Pas vraiment le retour en France non plus). Tout aussi agréable est le fait de pouvoir prendre le métro en achetant son billet à la machine, sans avoir à négocier le prix de son tuk-tuk – donc sans risque de se faire arnaquer. Et puis tout est propre. Et puis les musées sont merveilleux, grands, agréablement bien pensé et enrichissants, presque gratuits et – oh comble du bonheur – entièrement traduits en anglais.
Mais l’illusion de confort fut de courte durée, car Hong-Kong n’est pas exemptes de ses démons, le luxe appelant indubitablement le vice. Un premier indice fut l’omniprésence de néons et lumières. C’est coloré, c’est joli, oui, mais cela révèle surtout d’un grand nombre de magasins. La ville en est littéralement submergée. Les trottoirs jonchés et les dix centres commerciaux géants par quartier n’y suffisant pas, restaurants et boutiques squattent également les étages du moindre immeuble. C’est à se demander où dorment tous les gens supposés acheter. La réponse est : dans des toutes petites mini chambres (à prix exorbitants) agglutinés dans des hôtels ayant dû se partager les étages des immeubles restant. Si cette vision de la surconsommation pourrait faire rêver tout fanatique de shopping, elle m’a très rapidement parut oppressante et même écœurante. De nombreux parcs, pourtant grands et fleuris, tentent bien de remplir cette fonction d’antidépresseurs, mais le répit est de trop courte durée.


Conclusion :
Si je suis ravie d’avoir pu voir cette ville de mes propres yeux, d’appréhender sa situation historique (la période de la colonisation ou des guerres d’opium valant bien de s’y intéresser) et d’avoir pu y faire (tout de même) quelques achats, je pense que je ne suis pas prête d’y retourner.

Voir le programme du voyage.


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