Charles Binamé : La chanson de l’éléphant (Elephant Song)

La-chanson-de-léléphant-afficheCe que le synopsis nous dit :

À la veille de Noël, la disparition soudaine du docteur Lawrence provoque une onde de choc dans l’institution psychiatrique où il exerce. Le directeur, le docteur Green, veut éviter que la nouvelle devienne publique, car l’hôpital a été récemment au centre d’un scandale. Il entreprend alors de questionner Michael, un jeune homme en traitement qui est le dernier à avoir vu le médecin. Malgré l’avertissement de l’infirmière en chef qui connaît mieux que quiconque le patient, celui-ci entraîne Green dans un jeu psychologique qui le trouble profondément.

Ce que j’en pense :

Pour changer un peu des films d’animation et d’action (mais que voulez-vous, au moins avec ces deux catégories on est rarement déçu), j’ai décidé d’aller voir un film canadien. J’avais d’autant plus un bon a priori que j’avais en tête les excellents Mommy ou Starbuck. Par ailleurs j’affectionne particulièrement le sujet de la psychologie/psychiatrie, sur lesquels je vous recommande notamment A dangerous method, ou encore le livre Les 1001 vies de Billy Mulligan.
Bref, première déception lorsque les personnages ont commencé à s’exprimer en anglais. Entre la présence d’un québécois en tête d’affiche et un belge à la réalisation, j’avais passé un moment en compagnie de la langue de Molière, en vain (et non je n’avais pas vu la bande-annonce, je ne le fais presque jamais). Et puisqu’on parle de Xavier Nolan, il ferait mieux de se concentrer sur ce qu’il excelle à faire, réaliser, plutôt que de nous infliger une telle prestation à l’écran. Si ses talents d’acteurs ne sont pas non plus inexistants, son jeu n’est clairement pas à la hauteur du héros qu’il est censé incarner. Là on l’on attendait un manipulateur drôle et mystérieux, l’homme derrière le personnage en fait des tonnes, manquant totalement de subtilité. J’ai également quelques doutes quant à Bruce Greenwood, dont l’expression reste très contenue tout au long du film, ce qui pourrait s’expliquer aussi bien par un défaut de l’acteur aussi bien que par une très mauvaise direction.
Mais surtout l’histoire… Toutes les allusions à la vie privée du directeur de l’institution sont totalement inutiles, ne faisant pas évoluer les personnages et n’ayant aucune incidence, ne participant en rien à expliquer ce qui se trame dans l’action principale. C’est d’autant plus grotesque que c’est sur cet aspect que le film s’achève, sur une absence d’action donc. Michaël, le patient, n’est ni attachant, ni intéressant. Il embobine grossièrement son entourage, qui se laisse immanquablement prendre à son petit jeu, tant de fois que cela en est lassant. A noter que dans les salles de théâtre françaises, le film étant issu d’une pièce, il avait été interprété par Jean-Baptiste Maunier, que j’imagine déjà nettement mieux dans le rôle.
Enfin, je vais me dépêcher d’oublier toutes les références faites de près ou de loin aux pachydermes, qui m’ont presque énervée. D’ailleurs cette phrase s’autodétruira pour que je ne puisse plus jamais la relire.

Conclusion :

Une perte de temps et en anglais en plus…

A voir si vous voulez en savoir plus sur :

les photos
les chocolats
le chauffage
les verres grossissants

éf

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