Catherine Dufour : Le goût de l’immortalité

Ce que l’éditeur nous dit :
Mandchourie, an 2113.
La ville de Ha Rebin dresse ses tours de huit kilomètres dans un ciel jaune de toxines. Sous ses fondations grouille la multitude des damnés, tout autour s’étendent les plaines défoliées de la Chine.
Le brillant Cmatic est mandaté par une transnationale pour enquêter sur trois nouveaux cas d’une maladie qu’on croyait éradiquée depuis un siècle. Ses recherches le mènent à Ha Rebin, où il rencontre une adolescente étrange. Avec elle, il va tenter de mener à bien sa mission dans un monde qui s’affole : décadence américaine, pandémie sanglante, massacres génétiques, conquêtes planétaires et montée de l’extrémisme vaudou. Et affronter le rêve le plus fou de l’humanité : l’immortalité, ou ce qui y ressemble…
Combien d’entre nous sont vraiment assez sages pour souhaiter échapper à la grande roue ? La vie est une drogue terrible.

Ce que j’en pense :
Tous les auteurs ont des obsessions, certains chez qui elles sont plus marquées que chez d’autres. Concernant Catherine Dufour, il s’agit clairement des zombies, thématique que je ne pensais pourtant pas retrouver en lisant Le goût de l’immortalité, et encore moins sous cette forme.
Dès les premières pages, le style est incisif, maîtrisé et plein de promesses. Néanmoins, je me suis rapidement lassée de ce ton plein de rancoeur (tout en admirant la capacité de Catherine Dufour à tenir la cohérence de l’angle de narration jusqu’à la dernière page). Mais le fond du problème se situe dans la tournure des événements. Le roman croise les histoires de vies, multiplie les intrigues personnelles et politiques, se paye le luxe d’une société dystopique, et nous fait voyager aux quatre coins du globe, avec un soupçon de morts-vivants donc: autant d’éléments traités sans failles pris de manière indépendante, mais avec un résultat tellement décevant une fois assemblés les uns aux autres. Tout ça pour ça. Mouais.

Conclusion :
Une écrivaine qui mérite largement son titre de professionnelle, mais une romancière qui a encore des progrès à faire.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– les piscines
– les épidémies
– les étages
– les colliers de fleurs

3 Comments

  1. Un livre que j'ai commencé il y a bien 3 mois et que je n'ai pas encore réussi à finir… Bien écrit pourtant effectivement (même si je trouve que les apartés pour préciser tel ou tel point sont trop lourds vu leur nombre), et l'univers pourrait être prenant, mais je tiens rarement plus d'un ou deux chapitres avant d'aller faire autre chose.

    • Hehe. Alors que blade runner tu l'a relu vite fait pendant le week-end. Et en plus la fin est décevante. A ta place je laisserais tomber une bonne fois pour toutes ^^

  2. J'en garde un bon souvenir pour ma part (bon après le souvenir est assez flou, mais comme ça fait quelques années c'est normal ^^

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *