Cambodge : Souvenirs de Siem Reap, Sihanoukville et Phnom Penh

Ce qu’il faut savoir :
L’histoire du Royaume du Cambodge commence aux environs de 3500 av. J.C. avec les peuples Môns et Khmers. Bien que tout ce petit monde finisse par se ranger à l’hindouisme, les pouvoirs restent décentralisés en différents royaumes.
Ce sera finalement Jayavarman II qui unifiera le pays, lorsqu’il se proclame roi en 802, marquant le début de l’apogée de l’immense empire Khmer. La capitale Angkor est aujourd’hui le témoin du grandiose des rois qui se sont succédés à sa tête. La période a vu, d’un souverain à l’autre, la religion d’état balancer entre hindouisme et bouddhisme, chacun tenant à marquer son passage par des temples toujours plus majestueux que ceux de son prédécesseur. Malgré une grande avancée technologique, c’est précisément cette frénésie constructrice qui causera la perte de l’empire, (au 15e siècle) Indravarman III tarissant bel et bien les ressources financières et humaines du pays. S’ensuivra une longue période mouvementée, durant laquelle siams et vietnamiens se disputent et se partagent le royaume.
Les français viennent mettent tout le monde d’accord en 1863, ajoutant le Cambodge à leur collection de colonies asiatiques (et profitant de l’occasion pour ressortir Angkor des jungles qui l’avaient englouties). Mais sous la pression des japonais durant la grande guerre, ils devront se résoudre à “rendre” le pays et négocieront l’indépendance avec le leader Sihanouk en 1953. Ce dernier se révèle fort inconstant et rarement bon décisionnaire, mais grâce à un charisme incroyable, ne perdra jamais l’estime du peuple. C’est notamment la position floue qu’il choisira d’adopter vis à vis de la guerre du Viêt Nam, qui donnera accès au pouvoir aux tristement célèbres Khmers rouges. Ils installent un régime plus qu’autoritaire en 1975, qui mettra à feu et à sang sa propre population pendant 3 longues années. Aujourd’hui, le pays est encore tenus par certains dirigeants de l’époque. Le pays se reconstruit tant bien que mal, dans une situation où les droits de l’homme peuvent commencer à exister, mais où la corruption est encore dominante.

Ce que j’en pense :
Le Cambodge est un pays qu’il faut absolument voir un jour dans sa vie.
Les temples d’Angkor a eux seuls valent le déplacement. Rien que la sensation fabuleuse de se sentir un peu dans la peau d’Indiana Jones (ou de Lara Croft) découvrant les ruines et les trésors de civilisation perdues… tout un programme.
Du côté de Sihanoukville, l’invasion a commencé et on peut se demander un instant si le bus ne nous a pas déposé par erreur en Australie. Certes les riels cambodgiens sont toujours acceptés (mais les dollars aussi), mais la population habituelle est brusquement remplacée par des horde de plongeurs en furie (très mous en journée et très bourrés en soirée) et des demoiselles trop blondes, trop bronzées et surtout trop peu vêtues. Pourtant le charme du Cambodge est toujours là, bien caché entre les branches des forêts de mangroves du Ream national park ou dans les eaux claires des petites îles paradisiaque qui bordent le continent.
Phnom Penh, enfin, que l’on décrit souvent comme ayant “un certain charme désuet”, se révèle être une capitale résolument moderne (comparée au reste du pays, certes), et très agréable à découvrir. Au delà de toutes les visites possibles, elle permet par exemple de déguster les jus de fruits (très) frais qui font la joie des papilles dans ce pays, tout en étant dans un endroit climatisé (en principe ce n’est pas le genre de détail que j’apprécie, mais quand il fait à ce point chaud, on le vit presque comme une récompense suprême).
Trois endroits, très différents, très complémentaires, qui raviront les amoureux de la natures comme les désireux de culture.
Et puis il y a bien sûr toute la réflexion que l’on peut avoir lorsque l’on s’intéresse aux événements pas si lointain qui ont frappés le pays, de réaliser que tous ces gens si souriants et si agréables ont pu faire partie de cette page d’histoire (d’un côté ou de l’autre de la scène), et surtout de constater cette faculté si rapide à “s’en remettre”. C’est fou.

Conclusion :
Impossible de ne pas trouver son bonheur au Cambodge.

Voir le programme du voyage.


 

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