Birmanie : Souvenirs

Ce qu’il faut savoir :
Officiellement République de l’Union du Myanmar, La Birmanie est un pays d’Asie du sud-est de 54 millions d’habitants (à large majorité pratiquants du bouddhisme theravada).
On estime que son histoire commence au 3es BC avec le peuple Môns, qui profitera largement du mélange avec la culture indienne (influence sur l’écriture ou la religion actuelles) jusqu’à l’arrivée des Birmans vers l’an 800. Ces derniers unifient le territoire et fondent le très prospère empire du Royaume de Pagan (dont la ville de Bagan était alors la capitale). Mais le royaume, qui distribuent ses terres aux monastères (exempts de taxes) s’affaiblit lentement et succombe finalement aux attaques Mongoles en 1287. Le pays est à nouveau divise entre Môns et birmans et s’en suivent deux siècles relativement calmes.
Un nouvel empire Birman est fondé en 1535, faisant de Yangon sa capitale. Celui ci se porte comme un charme pendant deux siècles, tout occupé qu’il est à se battre contre le royaume d’Ayutthaya (l’actuelle Thaïlande) pour savoir qui aura le plus gros territoire. C’est sans compter sur l’arrivée des Européens. Les portugais soutiennent les Birmans, tandis que les français encouragent les Môns. L’empire s’effondre…
Mais les birmans n’ont pas dit leur dernier mot, engageant sous le troisième empire (dès 1752),  une période de conquête sans précédant, ils constitueront ainsi le format actuel du pays. C’est alors au tour des anglais de s’en mêler. Lorgnant les accès vers la Chine, ils déclareront trois fois la guerre à la Birmanie, qui n’a pas la moindre chance. Le pays est “offert” à la reine Victoria, et devient colonie jusqu’en 1942, date à laquelle le Japon décide d’utiliser le territoire comme zone de combat contre les Alliés.
Le combat vers l’indépendance est mené par le Général Aung San (le père) et déclarée en 1948 (un an après qu’il ai été assassiné). S’en suivent un coup d’état en 1962, puis des mouvements sociaux en 1988, qui aboutissent inlassablement à la prise du pouvoir par la junte militaire. Si les premières élections libres sont organisées en 1990, élisant à large majorité Aung San Suu Kyi (la fille), elle sont aussitôt annulées. En 2005 la capitale est transférée à Naypodaw.
La mise sous résidence (quasi ininterrompue depuis 1989) d’Aung San Suu Kyi a été levée le 13 nombre 2010, ouvrant la porte à un espoir de changement.

Ce que j’en pense :
Avant le grand départ, que d’éloges et de grands cris extatiques avaient été récoltés à l’évocation du Myanmar. Il semble que notre entourage se divise entre les personnes qui rêveraient d’y aller et celles qui rêverait d’y retourner. Malheureusement, de trop hautes expectatives sont promptes à la déception… au point d’avoir écourté le séjour  .
Ce n’est pas que ce pays n’ai rien à offrir aux voyageurs, bien au contraire. La gentillesse absolument incroyable des gens à elle seule vaut le déplacement. Si peu de temps après la libération d’Aung San Suu Kyi, la profusion d’images à son effigie (et celle de son père) collées sur le moindre tuk-tuk fait vraiment plaisir. Et difficile de ne pas succomber devant ces vêtements aux milles couleurs (entre longyis et tenues monacales), de ne pas être fasciné par les 1001 échoppes qui jonchent les trottoirs (du vendeur de télécommande, à celui spécialisé dans les régimes de mini-bananes, en passant par l’adroit préparateur de bétel) ou les grandes halles couvertes remplies de fils et tissus, et surtout ne pas saliver d’avance devant l’abondance de fruits exotiques ou les préparateurs de jus de canne à sucre. Et puis les mirettes ne resteront pas insensibles face aux dorures et guirlandes de lumière des centaines de stupas qui parsèment le pays (tout ce kitsch finirait presque pas piquer les yeux), à la beauté singulière des bords de fleuves ou à la magie d’un coucher de soleil sur Bagan.
Malheureusement, côté intellectuel, le visiteur ne saurait pas être pareillement comblé. Si la culture existe elle est bien cachée, rendu inutile ou inaccessible faute de moyen pour la faire exister. Et non contente d’être flagrante (par le nombre incroyable de déchets parsemés absolument partout ou l’obstination exemplaire de la population à tout recycler et réparer), cette pauvreté se vit, lentement oppressante dans le quotidien. Certes la vie est moins chère qu’en Europe, mais il faudra largement ouvrir son porte-monnaie pour n’obtenir qu’un confort relatif. Tout semble compliqué, les distances à parcourir pour peu de visites trop longues et trop lentes,  la nourriture obstinément invariable. Milles détails qui finissent juste par user.

Conclusion :
Un pays magnifique qui vaut le détour, mais pas assez ‘“citadin” à mon goût.

Voir le programme du voyage.


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