Benjamin Alire Saenz : Dante et Aristote découvrent les secrets de l’univers (Aristotle and Dante discover the secrets of the universe)

Ce que l’éditeur nous dit :
Ari, quinze ans, est un adolescent en colère, silencieux, dont le frère est en prison. Dante, lui, est un garçon expansif, drôle, sûr de lui. Ils n’ont a priori rien en commun. Pourtant ils nouent une profonde amitié, une de ces relations qui changent la vie à jamais… C’est donc l’un avec l’autre, et l’un pour l’autre, que les deux garçons vont partir en quête de leur identité et découvrir les secrets de l’univers.

Ce que j’en pense :
Je ne m’attendais pas du tout à ça en entamant ce roman. Je n’avais pas du vraiment lire la quatrième de couverture, car le titre m’inspirait plutôt un mélange de science et de philosophie. Mais ce n’est pas ce dont il s’agit ici. Quoi que. Peut-être que cette nomination symbolise le fait que tout ne s’explique pas par des mots ou des concepts. On parle ici de ressentis, de sentiments, et de la grande difficulté à suivre son instinct et à exprimer toutes ces émotions qui nous assaillent. Le sujet est d’autant plus à propos qu’il s’agit ici de l’adolescence, âge de l’apogée des questions existentielles. Mais cela concerne finalement toutes les générations, ce que Benjamin Alire Saenz prend d’ailleurs bien soin de mettre en scène.
J’ai été particulièrement touchée par ce personnage principal qui a tant de mal à accepter d’être aimé par les autres. Il ressent presque cela comme un poids, alors qu’il ne se sent pas à la hauteur des qualités qu’on lui attribue, alors du mal à s’accepter et à s’aimer lui-même. Tout ce processus de dualité, entre son affection et son rejet envers son entourage, est très bien décrit, nous permettant de toucher du doigt toute la réalité de ce paradoxe. Un travail de maître que d’avoir su si bien mettre en scène ce que les paroles souvent tant de mal à décrire. Bravo.

Conclusion :
Un roman magnifique, une écriture toute en subtilités.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
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4 Comments

  1. J'ai trouvé que l'adolescence avait été sublimée, mais cela reste un roman bien écrit.

    • J'ai trouvé que ce sont surtout les relations avec les parents qui avaient été sublimées. C'est l'une des possibilités, l'une des magies de l'écriture que de pouvoir sublimer la réalité pour mieux toucher son lecteur.

  2. J'ai lu aussi le livre et pour ma part, je n'y ai pas totalement trouvé mon compte. Je m'attendais à lire autre chose… Je ne sais pas quoi mais ça n'a pas été un grand coup de cœur alors que tout le monde ne tarie pas déloge sur ce roman.
    J'ai l'impression d'être passé à côté de quelque chose.

    • C'est toujours le même problème quand on a trop d'espérances par rapport à une oeuvre qui a trop fait parler d'elle. On se sent presque obligé d'avance à apprécier. Peut-être que tu ne l'as pas lu au "bon" moment, ou tout simplement ce sont des sujets qui ne résonnent pas pour toi…

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