Baz Luhrmann : Gatsby le Magnifique (The Great Gatsby)

Ce que le synopsis nous dit :
Printemps 1922. L’époque est propice au relâchement des mœurs, à l’essor du jazz et à l’enrichissement des contrebandiers d’alcool… Apprenti écrivain, Nick Carraway quitte la région du Middle-West pour s’installer à New York. Voulant sa part du rêve américain, il vit désormais entouré d’un mystérieux millionnaire, Jay Gatsby, qui s’étourdit en fêtes mondaines, et de sa cousine Daisy et de son mari volage, Tom Buchanan, issu de sang noble. C’est ainsi que Nick se retrouve au cœur du monde fascinant des milliardaires, de leurs illusions, de leurs amours et de leurs mensonges. Témoin privilégié de son temps, il se met à écrire une histoire où se mêlent des amours impossibles, des rêves d’absolu et des tragédies ravageuses et, chemin faisant, nous tend un miroir où se reflètent notre époque moderne et ses combats.

Ce que j’en pense :
N’ayant pas aimé l’œuvre originale, je ne risquais qu’une bonne surprise en allant quand même voir cette adaptation. Et effectivement, le format cinématographique permet d’éviter les “lourdeurs” stylistiques du texte (elles ont pourtant convaincu la génération de nos parents). D’ailleurs certains passages “lus” ont tous eu pour conséquences immédiates de me faire lever les yeux au ciel. Vraiment ce style ne me convainc pas.
Pour ce qui de l’univers, puisque j’avais été enchantée celui Moulin Rouge, pas de raison de ne l’être tout autant par celui là. Je suis par contre assez sceptique quant au choix d’anachronie musicale. Danser du charleston sur du rap, c’est bizarre.
C’est au niveau du choix des acteurs que cela devient plus intéressant. Entre l’image formée dans ma tête et celle portée à l’écran, grande est la différence entre Tom Buchanan, mais ok pourquoi pas. L’interprétation de Gatsy par Leonardo DiCaprio est vraiment fantastique, toute en subtilités, en particulier lors de la scène des “retrouvailles” avec Daisy (Carey Mulligan). Cette dernière par contre ne brille que par sa fadeur. Quelle drôle de choix pour un personnage sensé faire tourner les têtes. Le charisme de Jordan, décrite comme quelconque dans le livre, est ici bien plus présent (et dire que Elizabeth Debicki n’a que 22 ans !). Tobey Maguire est fade, collant à merveille au rôle de Nick Carraway. Les aventures sentimentales du personnage, déjà rares dans le livre, n’ont même pas été portées à l’écran.

Conclusion :
Heureusement qu’il y a Léo.


A voir si vous voulez en savoir plus sur :
– les phares
– les piscines
– les fleurs
– les voitures

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