Audrey Niffenegger : Le temps n’est rien (The time traveller’s wife)

Ce que l’éditeur nous dit :

« Je l’aime. II représente tout pour moi. Je l’ai attendu toute ma vie et à présent il est là. (J’ai du mal à m’expliquer.) Avec lui je peux contempler mon existence dans sa totalité, comme une carte, passé et futur réunis, comme un ange… [..] Tout est déjà arrivé. Tout en même temps.  » Nous avons tous déjà eu cette impression d’avoir rencontré une personne quelque part avant, ou de l’avoir connue dans une autre vie… Et si c’était dans un autre temps ? Quand Henry, bibliothécaire, voit arriver Claire, une artiste séduisante, il ne peut croire à l’incroyable : ils se connaissent depuis des décennies, même s’il ne s’en souvient pas. Car Henry est atteint d’une maladie qui le propulse dans le temps. II a rencontré Claire alors qu’elle était enfant et va sans cesse partir et revenir à des époques de leurs vies respectives…

Ce que j’en pense :

Ce livre aurait pu être un chef d’œuvre. Tout commence avec une idée géniale, celle d’exploiter le voyage dans le temps telle une malédiction (ou un don, cela dépend du point du vue et du moment), qui s’abattrait sur son sujet sans crier gare. Loin des romans avant-gardistes de science-fiction, il s’agit de la chronique de deux vies. Ce qui caractérise le récit est son incroyable vraisemblance (tout est relatif bien sûr). Tout d’abord dans les personnalités des différents protagonistes, si bien décrites dans leurs complexités, leurs évolutions et même leurs absurdités. Il en va de même dans le déroulement de ces vies, qui loin d’être tracées d’une ligne blanches doivent subir les aléas de joies et de peines que tout un chacun se doit de traverser pour espérer trouver et conserver le bonheur. Et force est d’admettre que le concept est drôlement bien exploité.
Malheureusement, quelques défauts un peu trop flagrants pourront en arrêter plus d’un. Le premier est la longueur du roman. De nombreuses pages auraient mieux faites de ne pas être écrites, car n’apportant au lecteur aucun élément constructif. Un peu de détails et de descriptions pour la forme, pourquoi pas, mais trop c’est trop. Ajoutons à cela une certaine mièvrerie qui se serait glissée entre les pages. Une minute le livre est incroyablement mature et passionnant, la suivante on tombe dans la contemplation et le gnan gnan sans fin des romans a l’eau de rose (les 50 dernières pages en sont farcies, dommage pour la fin). Le romantisme a bien évidemment sa place dans le récit d’un amour, mais il faut parfois savoir ménager son lecteur…

Conclusion :

Un très beau livre qui vaut la peine, mais en sautant quelques passages.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :

– le violon
– les chaussures
– les pique-niques
– l’apprentissage

Le temps n’est rien sur Amazon

6 Comments

  1. J'ai vu le film, je savais pas que c'était tiré d'un livre, je vais essayer de le trouver par chez moi ^^

    Mais critique constructif : J'ai bien aimer le film qui est plus court je pense. L'histoire commence différemment aussi, donc, si tu l'as pas vu, tu sais ce qu'il te reste à faire si tu as envie :p

  2. Moi c'est le contraire, j'ai découvert après coup qu'il y avait eu une adaptation au cinéma. Je pense que je le regarderai si tu le conseilles…

  3. Comme Emilie, j'ai vu le film sans savoir que le livre existé.
    J'ai aussi beaucoup apprécié la version filmé, et vu ce que tu me dis du livre, ça devrait être aussi ton cas.

    Après, je sais pas s'ils ont pris beaucoup de liberté vis à vis du scénario…

  4. Il faut vraiment que je le vois alors, si tout le monde l'a vu sauf moi…
    Mais bon c'est toujours pareil, surtout que c'est un livre relativement long, ils ont forcément dû couper des passages pour que "ça rentre".

  5. J'ai parfois des gout bizarre, mais au moins je me suis pas ennuyé, et j'ai pas vu de gnian-gnian dedans…
    L'histoire commence avec l'accident de voiture de sa mère, ou le garçon se rend compte qu'il voyage dans le temps (causer par la peur?!). Et on continue avec cette petite fille, qui pique-nique dehors et qui le rencontre, lui l'étranger dont elle va tomber amoureuse. On vie ce sentiment d'attente mais bénéfique. Enfin, je sais pas comment l'expliquer, j'ai aimé, c'tout :p
    En y réfléchissant, ça me fait penser à la saison de Doctor Who avec les débuts d'Amy Pond. A creuser (de mon côté)

  6. Je vous dirais ce que j'en ai pensé. Mais à mon avis une grosse différence c'est que pour que ce soit plus simple, dans le film ils ont dû être plus linéaire. Dans le livre justement la chronologie est mélangée, et l'histoire de l'accident par exemple on ne l'apprend que vers la moitié du livre.

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