Armistead Maupin : Chroniques de San Francisco

Ce que l’éditeur nous dit :
San Francisco et sa fameuse baie, ses tramways cahotant dans les rues en pente, son pont du Golden Gate, compte désormais un monument de plus : le 28, Barbary Lane, une pension de famille tenue par la pittoresque Anna Madrigal qui materne ses locataires avec une inépuisable gentillesse. Et ils en ont tous bien besoin, car « s’il ne pleut jamais en Californie, les larmes en revanche peuvent y couler à flots ». Ils le savent bien, Mary Ann, venue de Cleveland dans cette ville qui a le don de décoincer les gens, Mona qui vient de perdre son emploi, Michael qui cherche vainement l’homme de sa vie…
Ce que j’en pense :
De passage dans la mythique San Francisco, j’avais donc emporté cette lecture dans mes bagages, espérant comprendre un peu mieux la ville. Quelle déception ! Là où j’attendais un portait sociologique, j’ai trouvé un extrait des Feux de l’amour.
Si vraiment ces personnages sont représentatif de la cité de l’époque, on affirmer qu’elle était peuplé de gens désespérés, tous obsédés et désespérés de trouver « le grand amour », mettant tous les moyens stupides possibles et imaginables en œuvre pour y arriver (sauf bien sûr se remettre en question, la maturité ne devait pas être de mode à l’époque). Plus le roman avance, et plus c’est débile. Tout le monde couche avec tout le monde. Pas un couple n’est durable ou fidèle, et surtout tout les personnages se révèlent tôt ou tard avoir des penchants bisexuels (c’est pratique, cela multiplie les combinaisons possibles, et retarde ainsi de quelques pages de « tourner en rond »). Quand aux situations, elles sont du même acabit, banales au départ, puis rapidement invraisemblables.
Une fois passée la fureur de la déception, je peux comprendre que cette saga ait pu en convaincre plus d’un. Le niveau d’intrigue s’adapte par exemple tout à fait aux rythme des vacances : des chapitres courts qui ne laissent aucun scrupule à abandonner la lecture en cours pour un saut dans la piscine.

Conclusion :
Vite consommé, vite oublié. A noyer dans la piscine à la fin des vacances.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– la marijuana
– les cures
– la drague
– le tombé de serviette

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