Alexandre Dumas (père) : Les trois mousquetaires

Ce que l’éditeur nous dit :
Dumas séduit, fascine, intéresse, amuse, enseigne. – Victor Hugo –
Tout le monde connaît la verve prodigieuse de M. Dumas, son entrain facile, son bonheur de mise en scène, son dialogue spirituel et toujours en mouvement, ce récit léger qui court sans cesse et qui sait enlever l’obstacle et l’espace sans jamais faiblir. Il couvre d’immenses toiles sans jamais fatiguer ni son pinceau, ni son lecteur. – Sainte-Beuve –
Les Trois Mousquetaires… notre seule épopée depuis le Moyen Age. – Roger Nimier –
Les Trois Mousquetaires forment le plus divertissant des romans d’aventures. Leurs personnages, Athos, Porthos, Aramis et d’Artagnan sont sortis des bibliothèques pour descendre dans la rue. Ils ont enseigné l’insolence et l’amitié à beaucoup de jeunes Français qui ont aussi découvert les fatalités de l’amour en rêvant aux belles épaules de Milady et à ses regards de perdition. – Kleber Haedens –

Ce que j’en pense :
Trois phases peuvent être distinguées quand aux sentiments que m’ont procurés la lecture des Trois Mousquetaires :
Curiosité. Comme tout le monde, je connaissais déjà les mousquetaires au travers des nombreuses reprises et adaptation dont ils ont bénéficiés (la plus vive restant, je dois bien l’avouer, Albert le cinquième mousquetaire, dessin-animé qui a marqué mon enfance). Je savais par exemple que les trois mousquetaires étaient quatre, ainsi que leurs noms respectifs, culture générale oblige. Ce que je ne connaissais pas, ce sont les personnages originaux créés par Alexandre Dumas. J’ai par exemple découvert un D’Artagnan, très jeune, fougueux, au caractère tendant vers l’affrontement et le défi, très loin de celui que j’imaginais.
Langueur. Passé ma surprise et la différenciation entre “mythe et réalité” suffisamment établie, la suite du roman m’a paru plus difficile à poursuivre. D’une part, l’écriture de l’époque et ses tournures de phrases si particulières demandent un réel effort à ceux plus habitués aux auteurs contemporains. D’autre part, la multiplication des intrigues et la tendance de tout un chacun à crier vengeance à la moindre occasion finissent par se montrer ennuyeuses. Et c’est sans compter sur la façon bien particulière de voir l’amour et la fidélité (nous sommes loin de la révolution féministe), qui sont décidément bien de l’époque (mais c’est peut être là tout l’intérêt du roman, la découverte de l’époque).
Intérêt. Et puis, Mildady fait sa véritable entrée en scène. Le méchant est établie, la quête définit, et le roman prend tout son charme. A partir de là, il ne reste plus qu’à se laisser guider, à frémir au rythme des tours joués par la demoiselle, qui a décidément plus d’un tour dans son sac. Finalement, il ne manquait qu’une vilaine à détester.

Conclusion :
Un classique, un must-read.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– les ferrets
– les duels
– les valets
– la vengeance

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