Alex Garland : Ex Machina

Ce que le synopsis nous dit :
Caleb, 24 ans, est programmateur de l’une des plus importantes entreprise d’informatique au monde. Lorsqu’il gagne un concours pour passer une semaine dans un lieu retiré en montagne appartenant à Nathan, le PDG solitaire de son entreprise, il découvre qu’il va en fait devoir participer à une étrange et fascinante expérience dans laquelle il devra interagir avec la première intelligence artificielle au monde qui prend la forme d’un superbe robot féminin.

Ce que j’en pense :
Quelques jours se sont écoulés depuis la séance d’Ex Machina, mais mon opinion à son sujet reste encore confuse. Un sentiment angoissant m’a hanté, sensation que je n’aime pas tellement ressentir au cinéma (et encore moins dans la vie), mais force est de constater qu’il été créé de toute pièce par le réalisateur. Et je comprend également que cette sensation floue, l’incapacité à décider véritablement ce qui est “bien” ou “mal”, dans les situations qui nous ont été présentées, était bel et bien l’objectif d’Alex Garland. Il a su choisir des acteurs remplissant brillamment le(s) rôle(s) qui leur étai(en)t attribué(s), portant à l’écran trois personnages d’une profonde complexité, tandis que la relation triangulaire qui se tisse en eux les révèlent peu à peu (tout en aiguisant toujours un peu plus le doute). Il serait intéressant de les analyser individuellement, ainsi que la pertinence des interprètes sélectionnés, mais il serait difficile de le faire en quelques lignes, et surtout sans spoiler. Personnellement je suis tout à fait convaincue par ce choix.
Au final, si je suis prête à accepter l’étrange et le dérangeant qui définissent ce film jusqu’à la dernière minute (mais pourquoi ai-je été surprise, alors que Sunshine, 28 jours plus tard ou Never let me go procuraient strictement les mêmes sensation dans sa propre catégorie), ma seule vraie critique sera sur la structure même du film. La découpe très systématique des scènes contribue certes à accentuer l’angoisse (qui aurait déjà très bien fonctionné sans cet ajout), mais elle a surtout  failli me faire décrocher du film pour cause d’ennui, ce qui aurait été dommage.

Conclusion :
Un film déstabilisant, qui semble atteindre les ambitions qui lui ont été données.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
Les collants
Les placards
L’observation
Les intérêts personnels


1 Comment

  1. Il faudrait que j'essaye de le voir (mais je pense qu'il va vite disparaitre des salles celui-là…)

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