Albert Camus : La Peste

Ce que l’éditeur nous dit :
Dans les années 1940, une épidémie de peste s’abat sur la ville d’Oran. Jour après jour, le lecteur suit l’apparition et l’extension de la maladie. Il découvre les réactions de chacun des personnages face aux souffrances et à la mort : certains fuient, d’autres restent pour lutter. À travers ce grand roman, Albert Camus rend hommage à ceux qui affrontent la vie avec modestie et honnêteté, et nous invite à réfléchir sur les valeurs de solidarité et d’engagement.

Ce que j’en pense :
C’est en voyant le film consacré à cet auteur que j’ai eu envie de donner une nouvelle chance à Albert Camus. Plus jeune, j’avais en effet achevé L’étranger sans avoir été convaincue. Peut être que je n’avais pas alors la maturité nécessaire, c’est pourquoi j’envisage maintenant une relecture.
Je partais un peu à reculons avec La Peste, dont le titre ne laissait rien présager de bon. Mais dès les premières pages, j’ai été totalement happée. La maladie en elle-même est placée au second plan, pour se focaliser surtout sur la manière dont elle affecte les hommes et leur quotidien, les conséquences de la crise sur la population. Par exemple au départ Camus nous décrit les réactions très détachées de la plupart des gens, pour qui les morts ne sont que des chiffres, sans significations concrètes, énoncés dans les journaux. Le fléau a beau exister, il ne devient pas réalité tant qu’il n’entre pas dans les foyers. Jusqu’au jour où tout cela devienne plus concret… Comment l’humain réagit-il, telle est la question obsédante qui conduit le fil du roman. Albert Camus décortique l’humanité avec une justesse incroyable.
A noter également un procédé de narration très original, le narrateur étant à la fois spectateur et partie prenante du récit. Il semble tout à tour omniscient, ou totalement concerné par les événements. Il lui arrive même de parler de lui à la troisième personne (“ici le narrateur s’excuse de…”). De cette manière, le lecteur est lui aussi à la fois observateur, mais immergé dans le roman. Sans nul doute, Albert Camus savait manier la plume.

Conclusion :
Une très belle oeuvre.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– la force des sentiments
– la volonté divine
– les victoires
– les défaites

 

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