Alain Damasio : La Horde du Contrevent

Ce que l’éditeur nous dit :
Un groupe d’élite, formé dès l’enfance à faire face, part des confins d’une terre féroce, saignée de rafales, pour aller chercher l’origine du vent. Ils sont vingt-trois, un bloc, un nœud de courage : la Horde. Ils sont pilier, ailier, traceur, aéromaître et géomaître, feuleuse et sourcière, troubadour et scribe. Ils traversent leur monde debout, à pied, en quête d’un Extrême-Amont qui fuit devant eux comme un horizon fou. Expérience de lecture unique, La Horde du Contrevent est un livre-univers qui fond d’un même feu l’aventure et la poésie des parcours, le combat nu et la quête d’un sens profond du vivant qui unirait le mouvement et le lien. Chaque mot résonne, claque, fuse : Alain Damasio joue de sa plume comme d’un pinceau, d’une caméra ou d’une arme… Chef-d’œuvre porté par un bouche-à-oreille rare, le roman a été logiquement récompensé par le Grand Prix de l’Imaginaire.

Ce que j’en pense :
Si l’invention de sociétés nouvelles est propre style fantaisie/science-fiction, peu nombreux sont les auteurs qui réussissent réellement à nous faire partager « leur univers », différent et unique en son genre. Plus rares encore sont ceux capables d’inventer de toutes pièce les règles qui régissent ce monde, créant des valeurs, des us et coutumes, et des règles physiques nouvelles.
Alain Demasio peut se vanter d’en faire partie, mais également de montrer que les auteurs français aussi peuvent se démarquer. Il ne se contente pas de jeter quelques idées originales, mais les met bel et bien en pratique, poussant ses concepts jusqu’à leur extrême. Au même titre que ses personnages il ne se contente jamais de la facilité, ne nous offre que le meilleur de lui-même. Ces 23 personnages justement, à qui il a su donner 23 personnalités bien distinctes, au point qu’il n’est plus nécessaire de vérifier « qui parle », le style littéraire seul permettant de savoir. Certes certains protagonistes sont plus présents que d’autres, mais tous sont nécessaires.
L’auteur aime la langue et sais la manipuler. Certains passages valent à eux seul la lecture de ce roman, par la qualité des jeux de mots qu’ils contiennent.
S’il fallait vraiment trouver des points d’amélioration, je noterai seulement une (toute petite) incohérence, en une fin surprenante. Mais finalement celle-ci n’est que la suite logique d’œuvre initiatique, véritable questionnement philosophique sur le sens de la vie, qui commence à la page 700 et remonte jusqu’à la source, à la page n°1.

Conclusion :
Génialissime. On comprend qu’Alain Demasio écrive peu.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– les fondements de l’univers
– la physique pour les nuls
– pourquoi
– le chrone, “animal” de compagnie de demain ?

1 Comment

  1. Tu devinera jamais ce que j'ai trouvé au grenier ! Oui la Horde de Contrevent qui attendait bien sagement (mais sans marque page).

    Je lis, apprécie, mais espace la lecture pour ne pas trop me perdre dans ce fameux jeu de mot qui faut savoir assimiler.

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